Foulée d’été.

La messe est dite.

Cet été, sauf un dernier 10km le dimanche 5 juillet avec France des Iles à Paris, je ne m’alignerai sur aucune course d’ici la rentrée, avec Paris-Versailles en septembre et les 20km de Paris en octobre. 

Mecredi, j’ai fini mon stage chez Yoplait. Et dès lundi, je reprends ma formation en retournant sur les bancs de l’Ecole jusqu’en décembre, avec une coupure en août et une partie de septembre, que j’aimerais optimiser en trouvant un job saisonnier à Paris. Donc, cet été, je vais être un peu plus libre. Paris et l’IDF vont se décongestionner un peu, comme tous les étés sur la capitale. Et les coureurs vont se faire un peu plus rares, surtout avec les éventuelles canicules. Mais je serai là, à fouler le bitume panaméen. Pas de compétition, donc je vais me refaire une santé, à coups de sorties plaisirs et de renforcement musculaire, et profiter à nouveau de tous les coins de verdure à portée de métro ou de RER.

argumentaire asics

Et surtout, je veux améliorer ma foulée et travailler ma technique. J’ai eu le malheureux plaisir de réaliser, sur certaines photos de course, qu’il m’arrivait de bien talonner, alors que je ne le ressentais pas ainsi en courant. Autant sur certaines photos, sur des allures où je suis fatiguée en fin de course, je ne talonne pas trop, autant sur celles où je cours de bon cœur à bonne vitesse, l’agressivité de mon pied fait peine à voir. Ce qui expliquerait mes faibles mais non moins récurrentes douleurs aux tibias. Et ce qui pourrait expliquer bien d’autres blessures à venir.

Depuis quelques mois, on entend beaucoup parler du LFR, le light feet running ou foulée médio-pied, par opposition à la foulée du « marcheur-coureur » qui attaque globalement du talon. Running-addict en a parlé, RunChic aussi, et beaucoup d’autres. Ce que j’ai pu en lire m’a confortée dans l’idée que cette méthode, même si elle peut être sujette à débat, doit être un bon compromis définitif pour prévenir un certain nombre de blessures de running et découvrir une nouvelle façon de courir : à savoir, ne pas juste courir comme ça nous vient, mais aller plus loin ; penser aux mouvements qu’on fait, réapprendre à poser un pied devant l’autre, en impliquant toute la chaîne corporelle insoupçonnée qui permet de façon infinitésimale de changer la foulée et d’améliorer sa technique et sa posture, pour plus de confort de course, voire de belles économies d’effort pour courir toujours plus vite et plus loin, et avec sérénité. 

C’est une technique longue à apprendre pour ceux (la plupart) chez qui elle n’est pas vraiment naturelle. Je vais donc prendre mon temps, mais profiter de la saison estivale pour essayer d’en poser les bases sereinement.

Ce projet m’excite carrément, car depuis un certain temps, il n’y avait plus de nouveautés dans ma pratique. J’ai déjà essayé beaucoup de choses et j’ai l’impression d’avoir fait le tour du tout-va running: fractionnés, sorties longues, 5km, 10km, semi, 30km, marathon en vue, séances de seuil, PPG, éducatifs et gammes, côtes, escaliers, trail et course nature, course plaisir ou course chrono, course sur route, course pour femmes, nocturne ou à obstacles, course bondée ou course locale, sous la pluie, la neige, la grêle, avec les derniers équipements possibles. C’est donc un peu comme si je repartais dans une nouvelle aventure, ce qui redonne un coup de frais à mes sorties.

J’ai déjà l’équipement qu’il faut, avec mes Kinvara 5 qui ont un faible drop de 4mm, propice à cette foulée, et maintenant des Skechers Gorun ride 3 que je vais adopter doucement car il semble qu’elles soient assez radicales pour les talonneurs; et maintenant j’ai aussi le temps devant moi pour faire tout ça.

Parce que moi aussi, je veux devenir black quand je vais courir, et m’envoler comme une kenyane. Non mais les pubs américaines…ou comme le fameux chien qu’on a aussi vu en France:

Pour information, la méthode est expliquée par S.Sehel dans son livre « Courir léger – Light Feet Running ».

Point de départ : le gros talonnage en jambe tendue, ici en photo sur ces dernières courses (sur la troisième, par contre, je talonne moins).

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* * *

Dans une semaine, Amy et mois vous ferons un retour de l’entraînement ZoomRun (spécial fractionnés) par Nike à Paris. Pour cela, on va tout de même attendre d’assister à une deuxième séance, pour valider la première qui a déjà été prometteuse.

Bon week-end à tous!

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16 réponses à “Foulée d’été.

    • Elles se portent bien, je leur ai même achetées des copines du même modèle. Elles tiennent bon, côté semelle et tout le reste. Mais j’admets quelles ont un défaut de couture (pied gauche, à confirmer avec ma nouvelle paire) sur la toile extérieure près du logo, petite déchirure. Et je pense qu’elles finiront elles aussi avec un trou au niveau du gros orteil (comme les mizuno). Sinon elles sont encore en bon état. Mais je crois que j’évite les dégâts en ne les portant strictement que sur route. Je pense qu’elles supporteraient très mal les chemins et la terre en matière d’usure.

  1. J’avoue que je n’ai jamais entendu parler de light feet running. En revanche quand j’ai commencé à courir il y a deux ans, j’étais très lourde sur mes talons et j’avais très mal. Après avoir regardé le documentaire de Niobe Thompson, quelques mois après le début ma pratique, j’ai fait plus attention et depuis plus de douleurs ! Cela me convenait bien et les Vibram sont parfaites pour cela.

  2. Chouette programme en vue. Je suis également en train de travailler ma foulée pour essayer de davantage attaquer avec le médio-pied. Pas facile quand on court comme ça depuis des années, mais je pense que ça vaut le coup.

    • Oui, c’est vrai que ce n’est pas du tout évident. Ca demande pas mal de concentration sur la posture sans pour autant se laisser coincer par la mécanique. Mais je suis certaine que le cerveau finit par avoir un déclic et tout ça se met en place! Il faut de la patience et de la persévérance…

  3. Bonjour ! J’ai commencé le running il y a deux mois et je me suis pas mal documentée, je fais attention à ma posture et j’alterne entre les nike free 5 qui sont assez minimalistes, et des Kalenji Kiprun quand j’ai des petites douleurs. Pour le reste j’essaie de ne pas trop me focaliser là dessus non plus et laisser le plaisir me guider !

    • Oui les nike free le sont pas mal. Je ne connais pas du tout la gamme Kiprun par contre. Si cela fait deux mois que tu cours, de toutes façons, tu as bien raison de ne pas trop te prendre la tête avec ça. Au début, il faut surtout chercher le plaisir, car les difficultés sont nombreuses. Ensuite, ça dépend de chacun, tout le monde ne talonne pas, et tous ceux qui le font n’ont pas forcément de douleur ou de blessure 🙂

  4. Bonjour ! Merci beaucoup de ta réponse ! Oui c’est vrai que c’est personnel, mais ça reste un bon challenge comme tu le dis dans ton article, lorsque l’on veut essayer autre chose ! La gamme Kiprun est bien pour débuter je trouve et les prix sont raisonnables.
    Merci beaucoup d’avoir listé mon blog dans ta partie « j’y ai souscris » ! Cela me fait très plaisir qu’il te plaise ! A bientôt et au plaisir de lire tes articles !

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